Chants liturgiques de l'Église orientale
Avec la Liturgie de saint Jean Chrysostome, Sergueï Rachmaninov fait dialoguer la tradition orthodoxe et son langage musical singulier. Une œuvre a cappella où la richesse des voix chorales invite à une expérience intense, entre ferveur et recueillement. Un Vendredi saint à vivre en compagnie du chœur de Soleure.

Programme

Une dizaine d’années avant ses célèbres Vêpres, Sergueï Rachmaninov mit également en musique la Liturgie de saint Jean Chrysostome. Contrairement aux Vêpres, cette œuvre était expressément destinée au culte, dans l’espoir d’être reconnue comme musique liturgique. Comme Piotr Ilitch Tchaïkovski avant lui, Rachmaninov ne parvint toutefois pas à concrétiser cette ambition : les autorités ecclésiastiques n’autorisèrent pas l’utilisation de sa composition dans la liturgie.

C’est précisément cette tension entre son origine liturgique et son interprétation en concert qui confère à l’œuvre son rayonnement singulier. Entièrement composée a cappella, elle déploie un vaste arc musical à travers la célébration orthodoxe et impressionne par la densité de ses sonorités, sa profondeur mystique et son recueillement silencieux et intense.

Les mouvements choraux, souvent à huit voix, suivent pour une large part les textes familiers de la liturgie — notamment le Credo, le Sanctus, le Benedictus et le Notre Père — et unissent une tradition sonore archaïque au langage musical si reconnaissable de Rachmaninov. Il en résulte une musique empreinte d’une grande sérénité intérieure et d’une profonde intensité spirituelle, qui déploie toute sa force même en dehors du cadre liturgique.

Avec

Bettina Fierz alto
Miro Hanauer ténor
Tiago Mota basse
Ismael Arroniz basse

Solothurner Vokalisten
Patrick Oetterli direction